Les défis de la traduction juridique en anglais

Trop souvent, la traduction est perçue comme la simple transposition d’un mot dans une autre langue. Ce n’est pas aussi simple. Pour preuve, il suffit de lire des traductions de notice d’utilisation ou même de produits de consommation courante.

Exemple d’indication de lavage figurant sur une étiquette de vêtements : l’anglais « Machine washed cold » (lavage en machine à froid) est traduit par « La machine lave le rhume séparément ». Les conséquences sont autrement plus importantes lorsqu’il s’agit de traduction en anglais juridique.

L’erreur est interdite

Si les erreurs de traduction font parfois sourire, dans la traduction juridique, elles peuvent avoir des conséquences importantes. Il faut leur porter une grande attention.

Par exemple, on commet une grave erreur en traduisant « execution of an agreement » par « exécution d’un contrat ». Car en anglais américain, « exécution » signifie simplement « signature », alors qu’en français, « exécuter un contrat » implique d’exécuter les obligations contenues dans le contrat.

Au delà des mots, c’est aussi tout un contexte qu’il faut transposer et qui peut donc être source d’erreurs. Les équivalences à trouver entre le common-law anglo-saxon et droit civil en vigueur dans quasiment toutes les autres juridictions du monde, rendent nécessaire le recours la traduction juridique professionnelle.

Traduire le droit, c’est traduire des systèmes juridiques

Le langage juridique est un langage précis et pointu, qui est propre à chaque pays et à chaque culture. Il est donc impératif de faire traduire les textes de nature juridique dans la langue des personnes concernées.

Traduire le droit, selon Gavagnoli (2011), « cela veut dire transposer un texte d’une langue, d’une culture, et d’une culture juridique à une autre ».

Traduire ne se limite pas à trouver l’équivalent d’un mot dans une autre langue, il faut aussi savoir l’adapter. Tout en conservant le sens du terme original, il faut le rendre pleinement compréhensible et juridiquement correct par la personne qui va utiliser le texte.

Tous les pays n’ont pas les mêmes règles, les mêmes lois, mais elles sont sensiblement similaires. Il s’agit donc de faire coïncider un terme avec celui du droit courant dans le pays du destinataire. Ainsi, donner une traduction en français à un contrat anglais implique de passer du droit anglo-saxon (common law) au droit romain (civil law) et doit faire coïncider les principes des deux systèmes.

Bien sûr, les difficultés de la traduction de documents juridique ne s’arrêtent pas là. Par exemple, la traduction juridique en chinois présente ses propres spécificités.

La traduction juridique a une histoire plus ancienne que la traduction des autres textes, y compris celle de la Bible. Depuis toujours, elle est un outil d’harmonisation et d’échanges,  à condition d’avoir recours aux services de traducteurs freelances professionnels. Pour éviter les erreurs pouvant avoir des conséquences très néphastes.

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