Traduction juridique : les précautions

Une traduction juridique est toujours un document important. Elle porte souvent sur des contrats ou des actes officiels. Les termes employés peuvent donc avoir un impact capital dans la vie d’une entreprise ou d’un individu. Si toute traduction se doit d’être irréprochable et de respecter la signification d’origine sans faire de traduction « brute », la traduction juridique comporte quelques spécificité supplémentaires.

La traduction de concepts juridiques

Les clauses des contrats sont parfois des clauses « types » utilisées de façon récurrentes et parfois légèrement modifiées. Il importe dans ce cas que le traducteur reconnaisse une telle clause et puisse la traduire en utilisant les termes employés habituellement dans la langue source, en conservant les nuances propres au texte original. Ce travail aide à la cohérence de la traduction et à son interprétation par les parties ou par le juge.

Cela n’est possible que si le traducteur est habitué aux termes juridiques et a l’expérience des traductions de contrat. Là où une personne simplement bilingue sera tentée de faire de la traduction littérale, le traducteur professionnel juridique saura à quoi renvoient certains concepts. Il aura l’agilité nécessaire pour replacer une clause type dans son contexte juridique initial.

La primauté du contrat original

Une traduction juridique, notamment un contrat, doit être vérifiée par un professionnel du droit de la juridiction visée. Il se peut que votre agence de traduction puisse vous orienter vers un tel professionnel. Mais il n’est pas toujours aisé d’en trouver un disponible, dans le cas d’une traduction en chinois par exemple.

Il est généralement conseillé de joindre le document original et d’ajouter une clause au document traduit de type « S’il existe une divergence entre les versions en ce qui concerne les droits et les obligations des parties aux termes du présent contrat la version anglaise (par exemple) fera foi. »

Par exemple, indiquez que le contrat français doit faire foi et non pas sa traduction en anglais, ou vice-versa.

Cette clause instituant la primauté du texte original sur la traduction est indispensable car elle permet d’éviter les conflits d’interprétation entre différentes juridictions ou même différentes parties à l’occasion du même litige.

En effet, au delà des problèmes de virgules mal placées, des termes traduits qui seraient tout à fait corrects pour un langage normal peuvent modifier le sens d’une traduction juridique. Selon que le mot en question a une signification plus ou moins restrictive que son équivalent dans une langue étrangère.

Les différences dans les droits eux-mêmes vont aussi poser problème. Par exemple, les traductions du droit anglo-saxon vers le droit français.

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